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La communication responsable : éviter ces 5 faux pas qui nuisent à votre image (et à l'environnement)

5 faux pas qui nuisent à votre image

Vos clients ne sont pas dupes. Dans un monde où les enjeux environnementaux occupent une place centrale dans les décisions d’achat, les consommateurs B2B ont développé un sixième sens pour repérer les incohérences. Selon une étude du cabinet Dentsu, 45% des clients ont déjà été influencés par du greenwashing en 2024*. Cette méfiance croissante transforme chaque communication environnementale en exercice d’équilibriste : un faux pas et c’est toute votre crédibilité qui vacille. La DGCCRF a par ailleurs sanctionné près d’un quart des entreprises contrôlées pour non-conformité en matière de greenwashing**. Vous l’aurez compris : communiquer de façon responsable est devenu une nécessité stratégique qui protège votre réputation… Voici donc 5 faux pas qui nuisent à votre image à éviter !

Promettre la lune… sans décrocher la moindre étoile

La tentation est grande d’affirmer que votre entreprise est « neutre en carbone » ou « 100% écologique ». Ces formulations globalisantes constituent le premier piège de la communication environnementale. La réalité est plus nuancée : aucun produit ne peut se prévaloir d’un impact nul. Derrière ces expressions se cachent souvent des compensations qui n’éliminent pas réellement les émissions à la source.

Nous recommandons une approche factuelle. Plutôt que promettre l’impossible, communiquez sur vos efforts concrets : « Nous avons réduit nos émissions de CO2 de 23% depuis 2020 ». Cette précision démontre un engagement réel tout en reconnaissant qu’il reste du chemin. Selon le Guide anti-greenwashing de l’ADEME, une communication responsable suppose de valider la performance de l’action avant même de la communiquer.

Noyer vos interlocuteurs dans le flou

« Respectueux de l’environnement », « éco-responsable », « vert »… Ces termes peuplent les plaquettes commerciales, mais que signifient-ils vraiment ? Ces expressions floues constituent l’une des erreurs les plus fréquentes relevées par la DGCCRF. Elles créent une illusion d’engagement sans apporter d’information concrète.

Quand vous utilisez des qualificatifs génériques, vos prospects B2B se posent immédiatement des questions. Durable par rapport à quoi ? Responsable selon quels critères ? Cette imprécision sème le doute et peut être perçue comme une manipulation. Nous encourageons nos lecteurs à substituer ces formules vagues par des informations mesurables. Remplacez « produit écologique » par « emballage composé à 80% de matériaux recyclés certifiés FSC ».

Mettre en avant le détail pour cacher l’essentiel

Votre entreprise utilise du papier recyclé pour ses cartes de visite et le clame haut et fort dans sa communication ? Pendant ce temps, vos process de fabrication génèrent des tonnes de déchets non valorisés… Cette focalisation sur un aspect mineur pour détourner l’attention des impacts majeurs s’appelle le « green distracting » et vos clients l’identifient parfaitement.

Ce faux pas est particulièrement dangereux car il révèle une stratégie de contournement plutôt qu’un engagement sincère. Vos partenaires B2B recherchent des entreprises cohérentes dans leur démarche globale, pas des actions superficielles. Nous conseillons d’adopter une vision systémique de votre impact environnemental et de communiquer sur les chantiers prioritaires, même s’ils sont encore en cours.

Verdir votre image sans verdir vos pratiques

Une charte graphique dominée par le vert, des visuels bucoliques, un logo en forme de feuille… mais aucune action concrète derrière. Cette dissonance entre l’image projetée et la réalité opérationnelle constitue le cœur même du greenwashing. Les clients B2B ne s’arrêtent plus aux apparences : ils vérifient vos certifications, consultent vos rapports RSE et interrogent vos références.

La couleur verte ou les symboles naturels ne sont pas interdits, mais ils doivent refléter une réalité tangible. Avant de refondre votre identité visuelle pour l’orienter vers des codes environnementaux, assurez-vous que vos pratiques internes justifient ce positionnement. Sinon, vous créez un décalage qui, une fois découvert, détruit durablement votre crédibilité.

Dans cet article, on vous livre des conseils RSE concrets, qui vous préservent du greenwashing.

Ignorer la transparence et l’accessibilité des preuves

Affirmer sans prouver est le dernier piège fatal. Vos clients B2B veulent pouvoir vérifier vos allégations environnementales. Si les données, certifications ou résultats d’études ne sont pas accessibles facilement, la suspicion s’installe… L’opacité est devenue synonyme de dissimulation dans l’esprit des acheteurs, qu’ils soient particuliers ou professionnels.

Nous recommandons de systématiquement accompagner chaque affirmation environnementale d’une source vérifiable. Publiez vos bilans carbone, rendez accessibles vos certifications, partagez les méthodologies de calcul. Cette transparence transforme votre communication d’un simple discours marketing en démonstration factuelle de votre engagement.

Conclusion 

Les 5 faux pas qui nuisent à votre image en matière de communication responsable ne sont pas des erreurs anodines. Ils reflètent un décalage entre vos ambitions affichées et votre réalité opérationnelle. Dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus concernés par l’environnement, la moindre incohérence peut coûter cher : perte de confiance, détérioration de votre réputation et même sanctions réglementaires…

Chez Stratégie Marketing, nous connaissons des professionnels qui peuvent accompagner les entreprises B2B dans la construction d’une communication environnementale authentique et différenciante. L’authenticité n’est pas un frein à l’attractivité, c’est au contraire votre meilleur atout face à des clients de plus en plus vigilants et informés.

SOURCES : 

  • *https://fr.themedialeader.com/63-des-moins-de-35-ans-estiment-avoir-ete-influences-par-des-pratiques-de-greenwashing/ 
  • **https://www.thegood.fr/greenwashing-la-dgccrf-durcit-le-ton/
  • https://librairie.ademe.fr/societe-et-politiques-publiques/8839-guide-anti-greenwashing-de-l-ademe-edition-2025-9791029724312.html 
  • https://www.thegood.fr/etude-dentsu-sur-la-perception-des-francais-face-au-greenwashing/
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